Directive Européenne sur les Produits du Tabac (TPD ) : ce qui va vraiment se passer

Pour en finir avec les mythes et légendes sur la directive européenne (TPD) du 3 avril 2014 applicable chez nous dès le mois de mai 2016.
1ère fausse idée : la fin annoncée de la cigarette électronique en Europe :

Idée largement relayée par les blogs : le Parlement européen va tuer le marché de la cigarette électronique. Nombreux sont ceux, en effet, qui craignent un ralentissement significatif du marché de la cigarette électronique à compter du mois de mai prochain, (date d’application de la directive dans l’ordre interne des états membres).
En réalité la nouvelle législation que suivra la TPD n’a pas vocation à interdire la vente de cigarettes électroniques et des e-liquides, mais uniquement à encadrer le marché, ce qui en soi ne semble pas fondamentalement mauvais.
Les nouvelles règles européennes édictées par la TPD visent à harmoniser la qualité et les exigences de sécurité des produits ce qui devrait profiter aux consommateurs. Les règles sur l’emballage et l’étiquetage par exemple assureront une meilleure information des vapoteurs.
Après l’application de la directive européenne sur les produits du tabac et produits connexes (TPD), les consommateurs européens pourront non seulement acheter et utiliser des cigarettes électroniques, mais surtout le faire dans un cadre règlementé avec des exigences de qualité et de sécurité élevées.

2ème fausse idée : la TPD va achever les petites boites indépendantes au profit de l’industrie du tabac :
La nouvelle législation est censée assurer un marché interne stable et une situation équitable pour les acteurs européens. Les petites et moyennes entreprises profiteront ainsi de règles claires et harmonisées, qui s’appliqueront partout dans l’UE.

Nous pensons par exemple, que l’exigence de notification de mise sur le marché qui incombera aux fabricants et importateurs de cigarettes électroniques et de flacons de recharge à compter du mois de mai prochain, n’aura pas pour effet de tuer les petits commerçants, mais au contraire de leur garantir une activité plus sure et pérenne.

S’agissant de la récupération du marché par les industries du tabac, nous pensons que le consommateur est suffisamment averti et dégouté par leurs pratiques pour tomber dans le piège.

A l’aube de cette nouvelle année 2016, nous nous voulons confiant sur l’avenir de la cigarette électronique en France. Résolument optimistes, nous refusons de céder à la peur de la réglementation.

En somme, l’été prochain le vapoteur pourra continuer d’acheter son liquide préféré, à son taux de nicotine préféré, dans sa boutique préférée.

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